Saudrupt- son église

La bâtisse

L’église est le monument le plus ancien du village.

Sa première construction, en pierre, date du 14ème siècle.

Elle fut dédiée à St Martin, évêque de Tours.

Ce plan permet de suivre les différentes étapes de son agrandissement:

Robuste, elle est formée d’une nef unique, voûtée d’ogives avec nervures et recouverte d’une toiture de tuiles plates.

Elle est surmontée d’un massif clocher rectangulaire couvert d’ardoises, situé au-dessus de l’avant-choeur, élevé à la suite de l’adjonction d’une première travée en 1727, par ordre du doyen de St Pierre de Bar-le-Duc.

Le plan nous indique un premier agrandissement en 1784, et des portes latérales qui ,par la suite, seront fermées.

Ce n’est qu’au 19ème siècle qu’ont été ajoutées, après la sacristie, deux chapelles, bâties avec la même pierre et dans la même facture, percées de fenêtres de style gothique, et formant transept:

la sacristie                        photo M.C.Lemoine

le transept côté autel de la Ste Vierge

    – la sacristie en 1846, occultant la fenêtre ogivale qui éclairait le chevet.

   – la chapelle St Joseph au nord en 1866.

   – la chapelle de la Ste Vierge au sud  en avril 1898.

Une simple rosace orne la façade.

La porte actuelle a été percée dans cette même façade lorsque les deux portes construites dans la première travée ont été supprimées et remplacées par deux petites portes au niveau des chapelles.

Deux coqs faisant fonction de girouettes ont été érigés vers la fin de ce même siècle par un maréchal-ferrant de Saudrupt, Aimé Buat. Etant en fer forgé, sensible à l’oxydation, ils ont d’abord été remplacés à l’identique, mais la dernière fois, en 1984, par deux jolis coqs en métal doré.

source: archives diverses dont Y. Vinot ; photos ADTCS

Le clocher et les cloches

Le clocher s’élève à la croisée de la croix latine dont l’église a la forme.

photo J.Lemoine

Les cloches sont au nombre de trois, portant les noms de Marie-Eugénie, Marie-Cécile et Jeanne-Louise,

installées à des dates différentes, mais toutes dans la 2ème moitié du 19ème siècle.

Reproduisons leurs « cartes d’identité » respectives exposées dans l’église par Mme Marie-Christine Hocquet lors de journées porte ouverte.

En 1898, Mr Eugène Martin était maire du village et son adjoint était Mr Camille Henry; de plus, nous avons les noms des conseillers dont certains sont encore dans les mémoires: Mrs Jules Maginot, Haudot, Royer, Fresher, Eugène Guérin, Douillot, Royer, Bronchot, Prosper Guérin.

source: Y.Vinot

Les curés de Saudrupt

Grâce à deux listes affichées dans l’église lors de l’exposition porte ouverte déjà mentionnée nous connaissons leurs noms depuis 1730.

1730-1730  Michelot, vicaire.

1730-1744  Didier-André Gaillard, ancien curé de Savonnières dt Bar, prit possession de la cure le 23 juin 1730, il en fut mis en possession par Jean-François Bechart, doyen de Robert-Espagne.  » Il a frappé à la porte de la maison curiale pour en avoir la clef; au-dedans a parlé à Melle Gallois, nièce du sieur François Hannel, qui a répondu qu’elle ne voulait pas l’ouvrir, ni celle de l’église paroissiale, et a refusé les clefs d’icelle qu’on lui demandé et sommé de rendre…etc… » 23 juin 1730  ( Registres de l’officialité).

A résigné le 27 novembre 1744 en faveur du suivant, devint chapelain de la chapelle de Renesson.

1744-1791  Jean-Baptiste Collesson, Chapelain de Renesson, vicaire amovible de Saudrupt, depuis avril 1744, installé curé le 5 mars 1745; il prêta le serment constitutionnel en 1791, exerça ses fonctions jusqu’à l’époque de la terreur et les reprit en juin 1795.

On trouve aux archives de la Mairie, l’acte suivant: « Aujourd’hui 17 Prairial an III de la R.F., une et indivisible, s’est présenté au greffe de la municipalité de Saudrupt, le citoyen JB Collesson, ci-devant curé dudit Saudrupt, qui a demandé acte devant ladite municipalité d’être admis, et des offres qu’il fait, d’exercer le ministère du culte catholique dans l’église dudit lieu, se soumettant et promettant d’obéir aux lois de la République. ledit Collesson a signé sa présente soumission… »

D’après un registre révolutionnaire, J.B.Collesson résidait encore à Saudrupt en 1797; il prêta le serment du 18 Fructidor an V.

1791-1817  Pierre-Françoisv Marchal, né le 9 février 1769 à Grand, ancien curé de » Thillombopis, déporté en 1794, le 16 juin, à la suite d’une arrestation et emprisonné à Bar pour n’avoir pas remis ses lettres d’ordre aussitôt qu’il l’avait promis. Il partit de Bar pour Rochefort avec le 10 ème convoi le 17 juin 1794, et fut embarqué sur les Deux-Associés. Libéré le 1er février 1795 avec les prêtres survivants de la Meuse, il revint à Thillombois où il paraît avoir resté jusqu’au rétablissement du culte.

Nommé le 1er Pluviose an XI ( 21 01 1803), curé doyen de Vaubecourt.

De 1814 à 1817, la paroisse fut desservie par le curé d’Haironville et plus tard également de 1824 à 1828.

P.F. Marchal est mort en 1839.

1817-1821  François Drouin, nommé le 1er novembre 1817, retiré en mars 1821, entré en 1841 à l’hospice de Fains où il est mort le 12 mai 1846.

1821-1824    Goeury Lehureaux, mort à Saudrupt le 11dec 1824

pierre tombale sur la façade de l’église

sa famille est en Angleterre, mais une parente éloignée est à Verdun

il avait un frère ou un parent à Murvaux  (1796-1874)

1824-1828  paroisse desservie par le curé d’Haironville

1828-1841  Nicolas Mangeot; en 1838, aumônier de l’école normale de Bar

né à Bar en 1793

1839-1841  paroisse desservie par le curé de Brillon en Barrois

1841-1860  Jean Labbe mort à Saudrupt le 29 avril 1860

tombe au cimetière

1860-1867  Jean-François Lagrelette, transféré à l’aumônerie de l’asile de Fains en 1867

1867-  ?       Emile Nicolas Guillaume, Professeur au grand séminaire en 1871,il a publié:

1)  Une édition des oeuvres complètes de Bossuet, avec addition d’oeuvres inédites, imprimée chez Canton-Laguerre à Bar.

2)  Une édition de L’histoire de l’église par Robrbacher, avec continuation, imprimaée chez le même.

3)  la même édition de R., avec not, éclaircissements et continuation publiée chez V.Palmé à Paris.

4)  Histoire contemporaine de l’église depuis 1789; ce volume édité chez Vve Lecoffre, fait partie d’une nouvelle édition du cours d’histoire ecclésiastique de Blanc, revue et complétée par Mr l’Abbé Guillame.?

 ?       -1871    Théophile Dumont, mort à Bar le 23 février 1901 à 73 ans ( membre correspondant Sté des lettres de Bar en 1881 )

1871-1882  Augustin Sauvage  (Maître), né à Noyers en 1837, mort en 1916, tombe au cimetière.

1882-1914  Le Jeune  voir baptême cloche en 1898.

1914-1924  Jules Henrion, né à St Jean les Buzy en 1838, mort en 1934 (96 ans)

Ce sera le dernier curé en titre à Saudrupt.

photo ( 1917 ) extraite de l’album de famille Buat-Charoy ( J.Lemoine arrière petite fille )

Abandon de la cure de Saudrupt.

La paroisse sera desservie par les prêtres des communes voisines.

1925-1932  Abbé Robinet, curé de Brillon en Barrois

1932- ?        Abbé Latarche, curé de Lisle-en Rigault

?    -1944   Abbé Derlique, curé d’Haironville

1944-1947  Abbé Collignon, curé de » Brillon en Barrois

1947-1964  Abbé Fernand Frentz, curé de Brillon en Barrois

1964-1990  Abbé Lambottin, curé de Lisle en Rigault

1990-1999(?) Abbé Jean Hubeau

sans pouvoir donner les dates :

Abbés Donot et Dodo

Abbé Denis Charpentier qui a assisté à la création de la grande paroisse St Eloi-Saulx et Perthois, jusqu’à son décès

l’actuel Abbé Baya, originaire du Burkina Faso, lui a succédé.

L’intérieur de l’église

Entrons

photo A.Demimuid

Le chemin de croix

Un peu d’histoire: :

La dévotion au chemin de croix s’est répandue vers le XVème siècle.

Ce sont les franciscains qui avaient obtenu la garde de lieux saints et principalement la voie douloureuse allant du tribunal de Pilate au Golgotha.

L’occupation turque rendait difficile les pèlerinages traditionnels sur les lieux saints, donc les franciscains ont favorisé des ‘ chemins de croix ‘ en remplacement, soit en plein air, soit dans les églises. On fixait des croix, des tableaux et des bas-reliefs qui représentaient les stations parcourues par Jésus portant sa croix vers le calvaire.

Sous les Pontificats de Clément XII (1731) et de Benoit XIV (1742) à la dévotion au chemin de croix s’est ajouté prières et cantiques.

En 1867, l’évêché de Verdun a reçu le privilège accordé par le pape Pie IX, de donner temporairement l’autorisation d’ériger dans les églises du diocèse des chemins de croix.

C’est en 1875, sous l’impulsion de l’Abbé Théophile Dumont, curé de la paroisse, que fut érigé le Chemin de Croix de Saudrupt, à une époque, 1ère période de la III ème République, conservatrice et plus libéralisée, favorable alors à une propagation de la foi, ce qui n’avait pas échappé à l’Abbé Dumont.

D’ailleurs , c’était un homme érudit, d’autant qu’il fut, dès le 6 octobre 1881, correspondant de la Société des Lettres, Sciences et Arts de Bar le Duc et il voyait dans les pieuses pratiques engendrées par la présence de ce Chemin de Croix un bénéfice spirituel pour ses paroissiens.

Peu avant, en 1870, Saudrupt avait été éprouvé par l’invasion des Prussiens et, en 1871, par l’incendie de la filature ayant entraîné une forte diminution de population. Mais le village était relativement bien organisé et il y régnait une solidarité matérielle entre les habitants, étayée par la Société de Secours Mutuelle de Saudrupt.

L’abbé Dumont a certainement su juger de l’opportunité d’un ensemble de circonstances favorables permettant d’espérer élever le niveau spirituel de la population par la dévotion des fidèles au Chemin de Croix.

En l’occurence, c’était même un besoin, car la souscription organisée remporte un tel succès qu’en peu de temps il fut collecté 640 francs, somme importante pour l’époque et dénotant l’effort financier consenti par une population réduite à 363 habitants ( par comparaison, un ouvrier agricole gagnait environ 55 francs par mois en travaillant 10h par jour).

Le fournisseur de l’Abbé Dumont lui a conseillé un Chemin de Croix polychrome, de haute qualité et durabilité. C’est ce qui nous permet de le retrouver aujourd’hui, après une petite restauration récente, tout aussi chatoyant et magnifique. De plus, il a échappé à la frénésie du dépouillement qui a cours dans les églises, remplaçant ces oeuvres d’art par de simples tiges de fer entrecroisées ou même par rien du tout.

Monsieur le curé propose au Conseil de Fabrique d’en faire l’acquisition; le prix étant de 1400 francs:

       1°) il sera employé d’abord le montant de la souscription………640 F

       2°) il sera employé sur les fonds de la Fabrique……………………200 F

       3°) il sera emprunté à la caisse des Enfants de Marie…………….400 F

remboursable par la Fabrique à ses bons points d’aise.

       4°) le surplus dudit s’élevant à…………………………………………160 F

sera payé par la Fabrique à Mr Champigneulles qui y consent

dans le délai de 2 ans                                                                    ______

                                                         somme égale                         1400 F

Lecture faite, les membres présents ont signé:

 Membres du Bureau : COLARD Adolphe – Parisot Félix

 Président du bureau:  GILLET  Nicolas

 Président du Conseil: GUENOT Suzanne

 Le curé de Saudrupt: DUMONT Théophile

source: Connaissance de la Meuse

  Les 14 stations

Aperçu de la fresque

Quelques sondages ont fait apparaître l’existence d’une fresque sur les murs intérieurs de l’église.

Sa restauration serait interessante, d’une part au point de vue esthétique car la peinture de recouvrement actuelle représentant une fausse construction en pierre n’est pas du meilleur goût, d’autre part au point de vue historique en fonction des personnages représentés, sachant que ces peintures, par leur positionnement, correspondent à la première construction de l’église (16ème siècle ?) avant son agrandissement.

A quelle date cette fresque a-t-elle été recouverte? dans quel but?…soit de modernisation, de sobriété, ou bien pour cacher des sujets que le public ne devait plus voir.

Cette restauration, souhaitée, malheureusement, aurait un coût important.

L’ADTCS aimerait cependant que cela soit un projet.

photos: J.Lemoine

La pierre tombale

Il faut aller derrière l’autel pour remarquer cette dalle funéraire, juste insérée entre la partie arrière menuisée de l’autel et la porte de la sacristie.

Des inscriptions se trouvent gravées dans la pierre et nous renseignent, mais en partie seulement, car, après plusieurs siècles, elles sont effacées aux endroits de passage.

Se trouve enterré là, un Seigneur de Billaut dont nous voyons clairement le nom, mais pas le prénom. or, la date de sa mort, bien lisible,1690, laisse supposer qu’il pourrait s’agir de Sébastien Billaut, alors que la Seigneurie de Saudrupt est passée au nom de Billaut en  1686. On lui attribue d’ailleurs la construction du château.

Une lignée, de père en fils , portera le nom de Billaut; le changement de nom viendra du mariage de Françoise Billaut avec Charles de Grossoles.

Revenons aux inscriptions encore lisibles en périphérie  cette tombe:

….. DECEDE LE ( date cachée par la base d’un poteau de soutien) ..RE 1690..

ce qui semble indiquer l’un des 4 derniers mois de l’année.

….. REQUIESCAT  IN  PACE 

traduction du latin: « qu’il (ou qu’elle) repose en paix », le latin ne permettant pas de savoir si c’est masculin ou féminin.

Au centre, malgré l’usure, on perçoit encore une tête de mort,

en partie supérieure ce qui pourrait être un blason ou un simple ornement auquel pouvait être attribuée une signification.

source: archives diverses; photos J.Lemoine, A.Demimuid  (ADTCS)

Les statues

Neuf statues, chacune sur un piédestal, sont réparties à l’intérieur de l’église.

La plupart sont en plâtre moulé et polychrome; deux sont en bois sculpté, également polychrome.

                   Saint Martin

                       Saint Eloi

                           Jésus

           Archange Saint Michel 

                                                                                        

                                                                    

      Sainte Anne et la Vierge Marie

                  Saint Nicolas

           Saint François d’Assise

                  Jeanne d’Arc

         Sainte Thérèse de Lisieux

                 photos A.Demimuid

L’harmonium disparu

Il y avait un harmonium, un véritable meuble, à proximité du choeur, à droite, qui accompagnait au cours de la 1ère moitié du XXème siècle et plus, une très belle chorale.  Détérioré, il est remplacé par un instrument portatif.

Aimé Buat, maréchal ferrant à Saudrupt, fut un chantre à la voix puissante et remarquable, vers les années 1900, puis la chorale fut prise en mains par Monsieur Bongrain, propriétaire de la fromagerie, excellent musicien (piano). Il a dirigé cette chorale de façon quasi professionnelle et des jeunes filles de cette époque ont pu révéler les exceptionnelles capacités de leur voix. 

source: transmission orale reçue par J.Lemoine

Les objets qui servaient aux processions

  • Une jolie statue de la Sainte Vierge en bois sculpté polychrome, quelque peu abîmée, a été peinte récemment en couleur dorée.

Une main, manquante de longue date, a été remplacée par un petit bouquet de fleurs.

  • Deux bannières sont exposées de part et d’autre de l’autel

photos A.Demimuid

La croix portée en tête de procession avait été photographiée, mais nous ne savons pas où elle a été rangée

Une statue de Jésus enfant en plâtre polychrome se trouve dans l’église sans emplacement particulier

Les vitraux

Le plus grand a été installé récemment pour remplacer, dans sa forme ogivale, le tableau qui représente Saint Martin partageant son manteau et qui se trouve totalement détérioré, des experts jugeant qu’il est impossible de le restaurer.

Il est cependant conservé, au fond de l’église, sur le balcon accessible par un escalier interne.

Si le vitrail comporte des personnages aux formes naïves, les couleurs sont fraîches et plaisantes.

Tout au long de la nef, les vitraux ne comportent que des grisailles.

En s’approchant du choeur, nous voyons de plus jolis vitraux dont certains ne comportent que de simples motifs géométriques ou floraux.

Art roman pour les fenêtres les plus anciennes

Art gothique pour les fenêtres plus récentes

On remarque, au niveau du transept, se faisant face, côté autel de la Sainte Vierge, un vitrail représentant Jésus couronnant sa mère, la Sainte Vierge,           (origine inconnue)

et, côté autel de Saint Joseph, un vitrail offert en 1904, par la famille Buat Charoy, ayant pour sujet la Sainte Famille, Joseph apprenant à Jésus enfant à  menuiser, en compagnie de Marie, occupée semble-t-il, à filer.

En outre, il faut remarquer une fenêtre enchâssant un vitrail avec simple grisaille, différente des autres, de style roman, donc d’une architecture plus sobre. Elle se trouve dans la partie de l’église située sous le clocher d’une part et répliquée par deux fois de chaque côté dans la partie la plus ancienne de l’église.

photos J.Lemoine

Les autels

L’autel, dans le choeur, est en marbre avec des incrustations en couleurs contrastées, flanqué de chaque côté de deux piédestaux  assortis, également en marbre, qui étaient surmontés d’anges agenouillés tenant chacun un chandelier.

,

photos A.Demimuid

Hélas, ces anges ont disparu vers les années 1970 et n’ont pas été retrouvés.

photo ancienne, archives J.Lemoine

Un beau christ en bois sculpté domine cet autel:

Il est très ancien; nous savons que la croix qui le supporte n’est pas d’origine et a été refaite après la deuxième guerre mondiale

Les bras d’origine qui avaient été sectionnés ( à la Révolution ? ) ont été refaits dans une forme visiblement maladroite mais utile pour supporter le christ.

En fait, cet extrait du blog de Yves Vinot, après l’avoir découvert, nous dévoile comment s’est effectuée la restauration du christ et de la croix.

Comme les transepts où ils sont implantés, les deux autels secondaires sont du 19ème siècle.

Les clés de voûte comportent les dates respectives de construction: 

1845 côté sud , 1867 côté nord

A droite, en pierre sculptée se trouve l’autel de la Sainte Vierge portant l’enfant Jésus avec, de part et d’autre, les statues de Saint François d’Assise et Sainte Marguerite ( 1866 )

A gauche, l’autel de Saint Joseph, portant lui aussi l’enfant Jésus, comporte à sa base un remarquable bas-relief représentant la mort de Joseph avec Marie et Jésus auprès de lui  ( 1898 ).

 Cette représentation en pierre et relief est unique en Meuse.

photos J.Lemoine

La croix de Jerusalem

Croix des Croisés, symbole trouvant son origine au XI ème siècle après la 1ère croisade menée par les Chevaliers de l’Ordre du Temple; représenterait l’ordre de Jésus de répandre l’évangile dans le monde entier.

 La clé de voûte contiguë  comporte une date , 1536, qui est celle de la construction de cette partie de l’église. ( les chiffres étant inversés en rendent la lecture difficile ; il suffit d’un miroir pour en rétablir la lisibilité )

Puis, vers la sortie de l’église une clé de voûte portant la date de 1784 témoin d’un agrandissement de l’édifice.

photos J.Lemoine

Aménagement de la nef

Apparemment, les bancs, assez massifs, en chêne, auraient été installés lors de l’agrandissement de la nef.

La chaire à prêcher est toujours là, caractérisant une pratique révolue.

De même, le confessionnal tout au fond.

Au-dessus de l’entrée de l’église, le balcon où s’installait la chorale, il y a bien longtemps:

Le bénitier est en marbre; son pendant, lui faisant face a été brisé.

Le baptistère d’origine, ancien, en pierre sculptée finement et patinée par les ans, d’aspect massif et orné en partie supérieure d’un serpent en bronze, n’est plus présent que dans la mémoire des plus anciens d’entre nous, aucune photo ne pouvant en témoigner, les baptêmes s’étant déplacés vers le choeur avec l’apparition des pratiques photographiques en intérieur ( grâce au flash ).

Seule son embase a laissé une marque au sol, attestant de l’importance de son piétement.

Le baptistère actuel, apparemment en pierre moulée, avec sculptures ravivées à la main, est plus haut et fluet d’aspect; le serpent n’est qu’un fin tuyau en cuivre tordu; de même la croix est visiblement sans valeur.

On ne peut penser qu’à une substitution.

Levons la tête au niveau du clocher; nous voyons encore le trou par lequel passait la corde pour actionner les cloches dont le mécanisme a été électrifié.

Un joli fauteuil 19ème est témoin de la qualité des dons faits à l’église de Saudrupt en cette période; hélas, beaucoup de beaux objets ont disparu, comme cela est arrivé dans nombre d’églises.

photos J.Lemoine

La sacristie

On y accède par une porte derrière l’autel.

Des placards de rangement la meublent:

Les deux portes basses du meuble principal recouvrent une rangée de tiroirs larges et plats où étaient disposés les beaux vêtements sacerdotaux brodés et de couleurs adaptées aux cérémonies concernées.

Un ensemble ayant disparu et, par crainte de vols, les vêtements ont été photographiés avant d’être mis en lieu sûr et officiel.

La charpente derrière le grand vitrail situé au-dessus de l’autel est maintenant entièrement visible pour en admirer l’harmonie.

photos J.Lemoine

Les vêtements sacerdotaux

photos J.Lemoine

La crèche

Nous ne connaissons pas la date de son apparition dans cette église.

Les sujets sont très beaux et expressifs.

Saint Joseph

Les rois mages

Les bergers

photos J.Lemoine

A l’extérieur de l’église

Se trouvait autour de l’église, jusqu’en 1832, l’ancien cimetière dont il ne reste actuellement qu’une pierre tombale adossée au mur de l’église côté sud, à côté de l’entrée principale ,

ICI REPOSE LE CORPS DE MARIE A……’

et une plaque collée au mur côté nord:

 ‘ ICI GIT LE CORPS DE Mr GOEURY LE HURAUX DESSERVANT DE CETTE PAROISSE DECEDE LE II X 1884 DANS LA TRENTIEME ANNEE DE SON AGE
PRIEZ DIEU POUR SON AME ‘

Il fut remplacé par une esplanade engazonnée, sous laquelle, côté nord, fut construite une vaste citerne destinée à fournir l’eau nécessaire en cas d’incendie. Une pompe à bras fut installée pour permettre à la population de s’approvisionner en eau et fut supprimée avec l’aménagement de l’eau gourante.

Le nouveau cimetière fut construit plus grand, en son implantation actuelle, rue de Lisle; son transfert a été nécessaire suite à l’épidémie de choléra qui était partie de l’Inde en 1817, a ravagé la Chine, la Russie, la Pologne, l’Angleterre, pour arriver en France dont le département de la Meuse en 1832, et qui a fait énormément de morts.

La façade ouest est ornée d’une rosace particulièrement simple sous laquelle fut percée une ouverture pour recevoir une porte à double battant destinée à être l’entrée de l’église.

Cette porte, initialement en bois, a été refaite par Mr Pereigne, menuisier à Brillon-en- -Barrois, vers les années 1960, en chêne, peinte en vert foncé, et se trouve être celle que l’on voit actuellement:

Côté nord, à la base du clocher, une vieille porte en chêne permet d’accéder aux cloches:

Côté sud, on remarquera deux fenêtres côte à côte, correspondant à des dates de construction différentes lors de l’agrandissement de l’église.

On constate une évolution du style roman vers le style gothique ( au niveau du transept ).

Devant la façade nord, a été érigé par Mr Gilles Molitor, vers les années 1970, le monument aux morts, en mémoire des victimes des deux guerres 1914-1918 et 1940-1945.

photos J.Lemoine

Au cours des années, des graffitis ont été creusés dans la pierre des murs de l’église, tout autour de l’édifice.

Certains sont encore très apparents, représentant des noms, des cadrans solaires …..; très nombreux, nous n’en reproduirons que quelques uns.

 photos A.Demimuid

                             terminé le 10 juillet 2022

                    Jacqueline Lemoine   présidente ADTCS


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