La « Prairie », déjà en voie d’être saccagée, en 1998:
Ces quelques photos vous montreront une culture de maïs qui, auparavant, n’avait jamais été pratiquée dans cette prairie dénommée de tout temps à juste titre «?la Prairie?» .
En effet, chaque propriétaire récoltait le foin de sa ou ses parcelles, puis, en septembre, l’herbe ayant repoussé, les 33 hectares de prairie devenait un espace commun, «?la vaine- pâture?» permettant à chacun d’y faire paître son troupeau de vaches.
Cette pratique s’est trouvée désormais révolue avec l’apparition d’un matériel agricole destiné à augmenter les rendements,ayant engendré pour les exploitants la nécessité d’échanger entre eux des petites parcelles afin d’en constituer des grandes.
Puis sur cette terre naturellement riche et humide,la tentation a été de cultiver du maïs; la vocation écologique de cette grande prairie, entourée par les deux bras de la rivière Saulx a totalement échappé à ceux qui n’ont considéré que l’intérêt économique.
En août 1998, nous avons fixé ces images; nous voyons, cependant, que les abords de la rivière étaient encore suffisamment sauvages pour préserver flore et faune spécifiques de la région,précisons-le, située dans une zone humide du Bassin Seine Normandie ( pour les plus curieux d’entre vous : selon la carte 10 du SDAGE dont nous aurons l’occasion de reparler ).
Le pont de la charrière permet d'accéder à la Prairie, île entourée d'eau; à gauche, la pâture traditionnelle, préservée par un exploitant respectueux.
à droite, la culture intensive, choisie par un autre exploitant.
de ce même pont, la rivière en amont.
contraste des deux exploitations
nous quittons la partie en prairie
pour arriver devant un mur de maïs
maïs de la hauteur d'un homme
la rivière coule à droite, bordée d'arbres
une flore sauvage prolifère en bordure de rive
personne n'était encore venu altérer cette flore
en se retournant, la rivière coule à gauche, on devine que ses abords abritent une faune variée
perspective désolante pour le regard tourné vers une prairie en maïs (+ nocivité de cette culture) et non en herbe
repassant le pont, empruntant le chemin d'Haironville, on se heurtait à une barrière insolite
assortie, à la suite, de deux trous bizarres rétrécissant le chemin
une trouée vers la prairie avec les maïs trés prés de la rivière.
le chemin nous conduit sous les futaies
il sera épargné par le remembrement
le chemin qui longe la Saulx est dominé par un coteau escarpé
vue sur un autre secteur de la prairie maintenu en herbe par un autre agriculteur conscient de cette nécessité
sous-bois vers la rivière
le chemin continue vers Haironville
un petit chemin peut le relier à la rivière s'il s'en éloigne
en face de cet endroit la prairie se partage entre maïs et herbe
et plus loin, la culture de maïs arrive à nouveau en bordure de rivière
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